La couleur des pennes n'est pas choisie au hasard. Cette dernière correspond à une donnée bien précise : le type d'études que vous faites.
Comme vous pouvez le voir dans le tableau des couleurs de l'AGEL, le bordeaux est la couleur des étudiants en sciences commerciales, le blanc va aux étudiants en sciences humaines, le vert pour les sciences médicales et le noir pour les sciences exactes.
Le néophyte en la matière sachant cela aura déjà moins de mal à s'y retrouver.
On retrouve aussi des pennes grises, propres à l'ex-AGES (étudiants du supérieur non universitaire). Il est plus malaisé de distinguer la provenance du porteur de ces pennes car seul le ruban peut donner une indication.
Voici les couleurs de rubans des différentes sections de la faculté de philosophie et lettres.
Ruban
Insigne
Romanes
Plume
Communication
Téléphone
Histoire
Minerve
Orientales
Lettres HPO
Germaniques
Flambeau, Flèche et Serpent
Modernes
Plume
Classiques
Plume
HAA
Pic et plume
Philosophie
Flambeaux
Externes
Rien
Note: les insignes présenté ici sont les insignes historiques. Pour des raisons de disponibilité, toutes les sections philologiques ont maintenant une plume comme insigne.
HIstorique de la penne
"Dès mars 1860, la "casquette étroite en drap avec petite visière en toile cirée" semble être le couvre-chef de l'étudiant liégeois. A son apparition, elle est de couleur verte, couleur de l'Université de Liège, indépendamment de l'appartenance facultaire. L'étudiant se coiffe d'une casquette pour diverses raisons. Ilfaut tout d'abord y voir un phénomène de mode. Au 19e siècle, et par la suite encore, il est habituel de se couvrir la tête ce qui "normalise" le choix d'un couvre-chef.
Ce qui est plus surprenant, c'est le type de coiffure retenu par les étudiants. Il y a un concours de plusieurs influences et non pas une justification unique : l'esprit frondeur de l'étudiant lui fait probablement opter pour un couvre-chef différent de celui traditionnellement porté par les bourgeois (chapeau boule, haut deforme, etc.), classe dont les étudiants sont pourtant en majorité issus. L'imitation de la coiffe estudiantine allemande doit également jouer un rôle ; il est toutefois difficile d'évaluer l'importance de ce facteur.
Enfin, la casquette, même d'un modèle ou d'un style différent, est la coiffure "à la mode" à l'époque romantique. Ces circonstances donnent naissance à un couvre-chef bien particulier : celui de l'étudiant liégeois qui rapidement va être personnalisé par l'ajout d'insignes.
Vers la fin des années 1880, les couleurs de la casquette vont se diversifier : le vert sera la couleur des étudiants en médecine, le blanc des juristes et des philosophes ; enfin, le noir ou le bleu, celle des étudiants des Mines. La visière va progressivement s'allonger pour atteindre les dimensions actuelles dès les années 70. On ignore presque tout des raisons qui ont amené à ces changements.
Dès la fin du 19e siècle, la casquette est nommée "crapuleuse". Ce terme fait place à l'appellation "penne" peu après 1918.
On trouve également des couvre-chefs semblables à Bruxelles (ULB), à Charleroi (Université du Travail), à Mons, à Leuven, à Anvers, etc... "
S. A., Philo fête ses 10 ans : l'Expo !, Catalogue d'exposition, Liège, 1997, pp. 12 et 13.